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Compte rendu de l’Assemblée générale d’EHESS ALUMNI

Mercredi 2 décembre 2015

 

La quatrième Assemblée générale de l’Association des anciens élèves, étudiants et amis de l’EHESS s’ouvre à 18 heures 30 en présence d’environ 20 personnes, ce qui constitue une légère déception.

André Grelon, président de l’association, ouvre l’assemblée en rappelant le travail collectif du conseil d’administration et sa volonté d’associer chacun à la bonne marche d’EHESS alumni. Il rappelle les progrès faits lors du dernier exercice et surtout le début de reconnaissance de l’association dans la sphère de l’EHESS. Le nombre d’événements organisés ou co-organisés par l’association nous a fait connaître et souvent reconnaître parmi une population encore peu attentive à nos activités.

André Grelon donne d’abord la parole à Marie-caroline Dausse en charge des ateliers de valorisation professionnelle. Ceux-ci instaurés depuis deux ans connaissent un succès croissant, avec une fréquentation d’une vingtaine de participants par séance, ce qui sur l’ensemble de l’année représente environ 120 personnes. La formule évolue avec le temps et le profil des invités présents aux ateliers. Marie-Caroline essaie d’adapter le format aux requêtes des participants et projette d’ouvrir un chantier sur la rédaction d’un livret de l’emploi qui serait disponible sur le site de l’association.

Laurent Dappe prend ensuite la parole pour rappeler la tenue de deux tables rondes et d’une journée complète sur le thème de la valorisation du diplôme en sciences sociales. La première qui s’est tenue en janvier, a traité de l’attrait du doctorat dans la haute fonction publique et de l’encouragement ministériel à sortir des embauches systématiques dans les écoles d’administration…La deuxième organisée par Catherine Malaval, absente ce soir, réunissait autour de Patrick Fridenson et de son rapport sur la valorisation du doctorat, différents acteurs de la vie économique venus expliquer les atouts d’une formation en sciences sociales. Cette table ronde a tenu toutes ses promesses devant une assistance en hausse pour ce genre d’événement. Le troisième volet concernait la journée « Passerelles entre les sciences sociales et la consultance » organisée en partenariat avec Tepsis, Humanitudes et Umap au 105 boulevard Raspail. Organisée autour de quatre tables rondes (voir le programme sur le site de l’association), la journée a été un réel succès en terme de fréquentation (autour de 120 personnes le matin et 80 l’après-midi) L’idée a germé de recommencer cet événement chaque année à une date proche de celle-ci pour l’ancrer dans le paysage de l’École.

[Plusieurs réactions dans la salle : Éloi Ficquet propose de nouer sur ces questions des relations avec la Caisse des dépôts et Condorcet où les diplômes de l’EHESS pour avoir une résonance importante. Par ailleurs Philippe Vellozzo propose qu’EHESS alumni joue le rôle d’interface entre l’École et le monde extérieur, et serve à prendre contacts par exemple avec des entreprises, à tester des idées qui pourraient être utiliser par la suite, comme la promotion de contrats Cifre]

André Grelon appelle ensuite Corinne Belliard pour un point sur le projet du 40e anniversaire dont elle est à l’origine. Malgré quelques difficultés initiales inhérentes à ce type de travail, et grâce à un effort collégial important, la somme de travail très importante a débouché sur une exposition qui, de l’avis général, a connu un vrai succès et a contribué à asseoir la notoriété de l’association. L’exposition devrait voyager jusqu’à Marseille en début d’année et revenir s’installer plus durablement au 105 boulevard Raspail. Par ailleurs, un catalogue de l’exposition est en cours de réalisation.

La parole est ensuite cédée à Francine Lajournade-Bosc pour un point sur les relations avec PSLA. Retraçant l’historique récent de notre adhésion à cette superstructure des associations d’alumni de PSL, Francine nous explique que la question actuelle traite plutôt du nouveau site internet qui doit ouvrir en début d’année 2016. Par ailleurs les discussions autour de ce projet permettent de nouer des liens solides entre les participants qui apprennent à se connaître.

[Philippe Vellozzo prend la parole pour demander s’il existe des projets concrets entre les différentes parties de PSLA et se pose la question de savoir s’il ne serait pas plus important de nouer des relations en vue d’événements ponctuels]

Corinne Belliard est rappelée par André Grelon pour un point sur notre soirée « galette » qui se tient à la fin du mois de janvier et qui constitue le seul événement convivial de l’association. Après un succès mitigé cette année, il est envisagé de convier également les étudiants à participer.

[Éloi Ficquet propose de passer de la galette au baklava pour varier les plaisirs et Philippe Vellozzo nous invite à réfléchir sur les difficultés qu’éprouve EHESS alumni à mobiliser ses membres pour ce type de rendez-vous – galette ou Assemblée générale – quand les événements autres marchent plutôt bien]

Enfin André Grelon rappelle les succès de l’antenne chilienne de l’association, grâce au travail précieux de Mauricio Onetto. La question du développement de telles structures est bien sûr posée.

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André Grelon donne ensuite la parole à Cecilia d’Ercole pour un bilan financier de l’association. Celle-ci explique que si le solde reste très largement positif (+ 2 929,11€), pour la première année les dépenses ont excédé les recettes. Ceci est dû à deux facteurs : le premier tient à une augmentation conséquente des événements organisés par l’association et par conséquent à une augmentation des dépenses afférentes. Mais d’un autre côté, le nouveau système informatique permettant la ré-adhésion de nos membres n’a pas connu le succès espéré… Des problèmes techniques expliquent en partie ce problème mais pas uniquement. Une nouvelle campagne de sensibilisation sera menée en début d’année.
Notre trésorière nous signale également que la subvention pour le 40e anniversaire a pratiquement couvert l’ensemble des dépenses liées à notre exposition.

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Reprenant la parole, André Grelon rappelle qu’il a toujours souhaité exercer un mandat de deux ans, en conséquence de quoi il réitère sa volonté de trouver une personne acceptant de lui succéder dans les mois qui viennent.

Le premier conseil d’administration de l’année qui se tiendra au début du mois de janvier, verra l’élection d’un nouveau bureau ainsi qu’une redistribution des responsabilités au sein du CA. Ne voulant pas présager d’un programme qui relèvera essentiellement de la nouvelle équipe à constituer, André Grelon rappelle cependant que toutes les initiatives tournant autour de la valorisation des diplômes de l’École et du devenir des diplômés et futurs diplômés, doivent rester l’axe prioritaire des actions d’EHESS alumni. Cette tâche incontournable, et pour laquelle nous avons acquis un début d’expertise, constitue le socle sur lequel doit s’appuyer l’association pour élargir le nombre de ses adhérents et affirmer sa légitimité.

Juste avant de faire honneur au buffet, les membres du conseil d’administration dont la liste suit, sont élus ou réélus.

 

Les membres du Conseil d’administration :

  • André Grelon
  • Marie-Caroline Dausse
  • Francine Lajournade-Bosc
  • Catherine Malaval
  • Aïda Kekli
  • Églantine Jastrabsky
  • Guenièvre Antonini
  • Abou Ndaye
  • Éloi Ficquet
  • Nader Vahabi
  • Philippe Vellozzo

Le bureau :

  • Président : André Grelon
  • Vice-présidente chargée de l’événementiel et de la communication : Aïda Kekli
  • Vice-présidente à la valorisation professionnelle : Marie-Caroline Dausse
  • Secrétaire : Francine Lajournade-Bosc
  • Trésorière : Guenièvre Antonini

 

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Compte rendu de l’Assemblée générale d’EHESS ALUMNI

Mercredi 19 novembre 2014

La troisième Assemblée générale de l’Association des anciens élèves, étudiants et amis de l’EHESS s’ouvre à 18 heures 30 en présence d’environ 25 personnes, ce qui constitue une nette progression par rapport à l’an dernier.

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André Grelon, président en exercice, entouré du bureau, prend la parole d’abord pour remercier les présents et tous ceux qui, dans l’impossibilité d’être là, ont envoyé messages d’encouragements et pouvoirs. Puis il commence le rapport moral de l’année écoulée qui a vu l’association prendre un essor nouveau et jeter les bases d’une activité durable.

André Grelon explique que ce premier exercice est très largement tributaire de l’équipe constituée autour de lui, des réunions mensuelles qui se sont tenues et du travail élaboré autour des axes choisis lors de son élection l’an dernier. Il rappelle la création d’ateliers de valorisation professionnelle, mis en place par Philippe Vellozzo maintenant secondé puis remplacé par Marie-Caroline Dausse, et qui ont concerné 80 étudiants et anciens étudiants en 3 cessions. Ces ateliers doivent devenir un rendez-vous régulier de d’EHESS ALUMNI.

Parallèlement, plusieurs tables rondes ont été organisées, la première autour de l’économie sociale et solidaire et une seconde sur l’entreprise, où plusieurs anciens étudiants sont venus témoigner de leur parcours. Les échanges suscités par ces événements ont prouvé l’intérêt de la formule. À noter que la seconde table ronde a été filmée et est accessible sur le site de l’association.

André Grelon poursuit le résumé du bilan de l’équipe en rappelant divers événements qui ont émaillé l’année ; la soirée consacrée au film sur Fukushima qui a rencontré un réel succès ; la soirée « galette », première occasion pour nos membres de se retrouver dans des conditions conviviales et qui a marqué les premiers vrais pas de l’association ; une seconde tentative au mois de juin a été moins concluante.

Puis est abordé le volet international de l’association : le président rappelle la création de l’antenne chilienne grâce à la bonne volonté et au travail de Mauricio Onetto qui a réussi en quelques semaines à organiser sur place, plusieurs événements d’importance, dont la venue à Santiago de Serge Gruzinski pour trois conférences. Deux autres associations sœurs pourraient voir le jour assez rapidement au Québec et au Guatemala. André Grelon insiste aussi sur le fait qu’EHESS alumni n’est pas et ne se veut pas une association parisienne et que très rapidement, il deviendra nécessaire de répartir ses activités sur l’ensemble du territoire, notamment autour des implantations régionales de l’EHESS, Lyon, Marseile, Toulouse.

Enfin André Grelon rappelle l’engagement de l’association, grâce au travail de Corinne Belliard, pour le 40e anniversaire de l’EHESS. Il s’agit de retrouver notre première diplômée et restituer son parcours au sein de l’établissement. Le projet s’est élargi à une étude plus systématique des profils des anciennes étudiantes et sera lui-même complété par une galerie de portraits photographiques qui servira à une exposition itinérante.

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Le président donne alors la parole à Cecilia d’Ercole pour le bilan financier de l’association. Notre trésorière explique que l’exercice 2013 avait laissé un solde positif de 3 273,99€ dû à la première campagne d’adhésion et à des dépenses quasiment inexistantes et que 2014 représente le premier exercice de pleine activité.

Du côté des recettes, l’association a enregistré 154 nouvelles adhésions pour les 11 premiers mois de l’année et parmi celles-ci 103 ont été à titre gratuit pour de nouveaux diplômés. Le 51 ont contribué pour 760€ au bilan comptable. Il est à noter qu’en raison d’un défaut de conception sur le site de l’association, le renouvellement d’adhésion n’est toujours pas possible. Il en a résulté une perte potentielle de 4 425€ si l’on considère que 295 membres sont adhérents depuis plus d’un an. Laurent Dappe a expliqué que le problème était traité sérieusement et s’est engagé pour une solution en début d’année 2015.

En ce qui concerne les dépenses, EHESS alumni s’est montrée très raisonnable puisque le total s’élève à 1 045,72€ qui se décompose en 51,60€ de frais de gestion de compte, 172,80 de frais de fonctionnement, 571,02€ de frais liés aux événements de l’association et enfin de 250€ de soutien financier à AMEP, association nouvellement créée par d’anciens étudiants de la Mention Études politiques et avec laquelle EHESS alumni entend construire des partenariats.

En conclusion Cecilia d’Ercole reconnait que si l’exercice 2014 laisse apparaître un déficit comptable de 285,72€, au 19 novembre 2014, dû au problème du renouvellement des cotisations, les finances de l’association restent parfaitement saines avec un solde positif de 2 868,27€ et permettront de financer les activités à venir mises en place par la nouvelle équipe.

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André Grelon reprend alors la parole pour développer les trois grandes orientations qu’il souhaite que la nouvelle équipe mette en œuvre dans l’année qui vient.

La première concerne les projets à venir et consistera à approfondir et enrichir les événements déjà mis en place en 2014. En premier lieu bien sûr, les ateliers de valorisation professionnelle qui doivent devenir un rendez-vous incontournable de l’agenda de l’association. Il s’agira aussi de poursuivre l’organisation de tables rondes, deux étant déjà en préparation (l’une sur les organisations non gouvernementales et l’autre sur la fonction publique) Mais il ne s’agit pas non plus d’oublier le volet culturel de l’association et André Grelon rappelle son attachement à la mise en place d’événements plus en rapport avec les activités de l’École. Plusieurs idées ont été soumises qui restent pour l’instant à l’état de projet. Enfin il s’agit également de pérenniser les soirées conviviales qui ont rencontré un vrai succès l’an dernier. Là aussi il pourrait s’agir de mette en place des rendez-vous réguliers dans un lieu à définir et où se rencontreraient les membres de l’association ou toutes autres personnes le désirant.

Le deuxième axe concerne les objectifs et l’organisation d’EHESS-Alumni. Il s’agit essentiellement de structurer l’association de manière peut-être plus efficace et professionnelle, en essayant de donner aux membres actifs un rôle mieux défini et avec des objectifs précis. Le premier objectif pourrait être le développement international de l’association, avec l’idée, au cours de l’année à venir de créer au moins une antenne par continent. Enfin il s’agirait également de mieux utiliser les outils de communication numérique, d’enrichir et d’améliorer notre site internet.

Enfin un troisième point consisterait à mieux structurer le conseil d’administration autour des axes prioritaires de l’association. Il s’agirait de distribuer des responsabilités bien définies en son sein en nommant des référents, qui pourraient s’engager sur certains objectifs et seraient clairement identifiables au sein de l’association. En plus des axes de valorisation professionnelle, des événements et du développement international, il faudrait développer une structure communication de l’association qui permettrait de mieux nous faire connaître, de mieux étendre et structurer le réseau et de créer des partenariats.

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En conclusion, André Grelon dresse un bilan tout à fait positif de cette première véritable année de fonctionnement de l’association. Beaucoup a déjà été accompli grâce au travail des membres concernés mais à l’évidence, l’exercice qui s’ouvre demandera confirmation des progrès réalisés et un engagement encore plus marqué de l’équipe de direction. Le président explique qu’il souhaite se représenter à son poste pour l’année à venir au terme de laquelle, il cédera sa place. Il propose alors de passer au vote afin d’élire les membres du nouveau conseil d’administration.

À l’unanimité (23 votants plus 12 pouvoirs) sont élus, par ordre alphabétique :

  • Corinne Belliard
  • Marie-Caroline Dausse
  • Cecilia d’Ercole
  • André Grelon
  • Églantine Jastrabsky
  • Aïda Kekli
  • Francine Lajournade-Bosc
  • Gaëtan Le Gac
  • Catherine Malaval
  • Nader Vahabi
  • Philippe Vellozzo
  • Emmanuel Saint-Fuscien
  • Abou Ndiaye

 

Après vote au sein du Conseil d’administration, sont élus au Bureau :

André Grelon, président

Cecilia d'Ercole, trésorière
Emmanuel Saint-Fuscien, secrétaire général
Aïda Kekli, vice-présidente en charge de la communication
Corinne Belliard, vice-présidente en charge de l'anniversaire et des événements
Marie-Caroline Dausse, vice-présidente en charge du suivi des projets

Abou Ndiaye, vice-présidence à la valorisation et aux partenariats
Nader Vahabi, vice-président en charge de l'international

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Avant de clore l’Assemblée, André Grelon tient à remercier chaleureusement, au nom de tous, notre délégué général, Laurent Dappe, dont le dévouement à EHESS-Alumni doit être souligné. Avec discrétion et efficacité, Laurent assure la liaison entre les membres du bureau et du CA. Toujours aimable et souriant, il accueille et informe les membres de passage à Paris et il tient le fichier des adhérents. Travailler en collaboration avec lui est un vrai plaisir !

Enfin, il veut saluer le travail accompli par Philippe Vellozzo qui quitte le bureau, appelé à d’autres tâches. Dynamique, toujours plein d’idées, généreux de son temps, Philippe a été le concepteur et l’initiateur bienvenu des ateliers de valorisation professionnelle qu’il a animé avec dévouement tout au long de l’année. André Grelon le remercie très vivement au nom de toute notre association.

 

L’assemblée générale se termine sur un air de musique persane grâce à Arash Mohafez, joueur de santour et doctorant en musicologie. Nous le remercions et nous remercions notre ami Nader Vahabi d’avoir eu la gentillesse de nous le présenter.

 

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Compte rendu de l’Assemblée générale de l’association des anciens élèves, étudiants et amis de l’EHESS

Jeudi 3 octobre 2013 – Salle du conseil (190 avenue de France 75013 Paris)

 

L’assemblée s’ouvre à 18h15 devant une audience clairsemée. Pierre-Cyrille Hautcoeur, président de l’École des hautes études en sciences sociales prononce quelques mots de bienvenue. Il insiste sur la nécessité de retisser les liens entre les diplômés et l’École. Soulignant la difficulté de la tâche, retrouver des individus répartis dans le monde entier, il demeure néanmoins confiant dans le succès d’une entreprise de longue haleine qui ne peut porter ses fruits immédiatement mais qui reste essentielle pour l’avenir de l’établissement et de ses futurs étudiants. Avant de donner la parole à Rose-Marie Lagrave, présidente de l’association, il remercie celle-ci d’avoir accepté de mener à bien cette première année d’existence.

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Rose-Marie Lagrave prend ensuite la parole. Après avoir remercié Pierre-Cyrille Hautcoeur pour sa présence, elle souligne la richesse de l’École, sa formidable diversité, tant scientifique que géographique et l’importance de ce lien entre les divers pays qui en constituent le socle. Pour la présidente, l’association se doit d’être une force d’appoint en talents et en idées et elle doit apporter une vision originale, construite autour de l’expérience des apports essentiels et originaux de l’EHESS. Elle réaffirme l’importance à ses yeux, du témoignage de ceux qui en sont issus. Permettre le tissage d’échanges entre collègues, étudiants et anciens élèves doit être une des missions de l’association pour favoriser une reconnaissance réciproque entre les différentes parties. Enfin pour conclure, Rose-Marie Lagrave explique que pour des raisons personnelles, elle préfère prendre du recul et renoncer à sa fonction de présidente. Elle cède ensuite la parole à la salle.

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Philippe Vellozzo, membre du conseil d’administration, réagit aux propos tenus précédemment en réaffirmant qu’une telle association ne doit pas seulement se fixer des buts dans le futur mais doit aussi répondre aux besoins immédiats des récents diplômés de l’École et tenter de les sortir d’une forme d’isolement dans lequel ils se sentent parfois enfermés. D’où pour lui la nécessité d’œuvrer à la création d’un réseau propre à l’EHESS pour ne pas laisser toute la place à ceux déjà existants.

Toussaint Adjati abonde dans son sens et insiste sur l’importance de retrouver un maximum d’anciens étudiants pour enrichir ce réseau et profiter de leur expérience professionnelle.

Jacques Cloarec, membre du bureau, rappelle la difficulté à créer un réseau propre à l’EHESS en raison d’une faible mémoire collective des anciens étudiants pour lesquels l’expérience est plutôt individuelle.

Philippe Vellozzo conclut cet échange en déplorant que le monde de l’entreprise ne connaisse pas l’EHESS.

Rose-Marie Lagrave reprend alors la parole pour la céder à André Grelon qui a accepté de réfléchir à la conduite de l’association et d’en prendre la présidence sous réserve du vote de l’assemblée. Ses premiers mots sont pour expliquer qu’il entend présider avec une équipe et pour se faire, appelle immédiatement à ses côtés Philippe Vellozzo. Tous deux se partageront la parole pour le reste de leur présentation. Avant d’entrer dans le vif du sujet, André Grelon apprend à l’assemblée qu’il a demandé à Emmanuel Saint-Fuscien, docteur de l’École et maître de conférences à l’EHESS d’entrer au conseil d’administration et de participer activement au bureau. Il a par ailleurs proposé à Cecilia d’Ercole de demeurer la trésorière de l’association. Tous deux en déplacement n’ont pu participer à l’assemblée générale. Enfin à la demande d’André Grelon et de Philippe Vellozzo, Aïda Kekli membre du conseil d’administration, présente dans la salle, accepte de participer aux activités du bureau.

André Grelon rappelle qu’une des grandes richesses de l’École réside dans le fait que 50% des étudiants sont d’origine étrangère et que cette immense réservoir doit constituer un objectif majeur de l’association, objectif qui sera l’objet d’une délégation propre au sein de du conseil d’administration. Cette première donnée implique logiquement que les 50 autres % d’élèves se retrouvent sur le marché français. Or explique André Grelon, tous ne pourront intégrer le monde de la recherche : en effet, l’EHESS délivre plus de 200 doctorats annuellement,  soit plus que ne s’ouvrent de postes par an dans l’ensemble du pays. Certains rejoindront l’enseignement public supérieur et d’autres le monde de l’entreprise. Il est par ailleurs à noter que la moitié des étudiants ayant obtenu leur Master ne poursuit pas au-delà de ce diplôme, montrant par-là que celui-ci peut se monnayer sur le marché du travail. Mais l’important pour André Grelon est que l’association joue un rôle auprès de ses membres pour les aider à entrer dans la vie professionnelle. Philippe Vellozzo prend alors la parole pour expliquer que l’association doit s’ouvrir sur la vie économique. Il prend quelques exemples et démontre l’utilité d’organiser des ateliers pouvant permettre d’apprendre à rédiger une lettre de motivation, un curriculum vitae à destination des entreprises ou à utiliser les moyens de communication modernes pour faire sa propre promotion. Ce type d’ateliers pourrait se mettre rapidement en place. Quant à la création ou à l’ébauche d’un réseau EHESS, il pourrait prendre différents chemins qui iraient de l’organisation de rencontres thématiques dans un lieu à définir (café, lieu étonnant, etc.) avec une périodicité régulière, ou pour reprendre une idée chère à Rose-Marie Lagrave, par le façonnage d’une mémoire collective au grès d’une collecte de témoignages d’anciens étudiants au parcours particuliers.

André Grelon revient une fois de plus sur la nécessité de fédérer les anciens étudiants retournés dans leur pays d’origine. Il suggère la mise en place d’antennes locales qui pourraient servir de relais entre l’EHESS, enseignants-chercheurs et étudiants inclus et la communauté locale qui pourrait conserver le lien avec l’institution et permettre aux futurs étudiants du pays d’y trouver conseils et informations.

André Grelon explique enfin qu’il souhaite confier aux membres du conseil d’administration une tâche spécifique et suggère, dans un premier temps, six grands axes de travail :

  • un axe « international »
  • un axe « insertion professionnelle »
  • un axe « communication digitale »
  • un axe « insertion à la recherche publique »
  • un axe « événements »
  • un axe « mémoire collective »

Cette liste pouvant être bien sûr évolutive.

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Avant de passer au vote de l’assemblée, Lisa Bénou nous rappelle l’importance de conserver une dimension humaine dans l’association et ne pas tout focaliser sur l’insertion professionnelle. D’origine grecque, elle souligne les difficultés rencontrées par son pays et l’inestimable valeur de la liberté de ton et de pensée qui ont toujours prévalu à l’École. Elle parle de cet héritage avec une réelle émotion qui rappelle à certains membres présents la main tendue de l’EHESS envers certains pays martyrs comme le Chili, la Grèce ou le bloc communiste en général.

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Enfin Rose-Marie Lagrave propose que l’assemblée se prononce sur la liste(1) d’André Grelon. À l’unanimité des présents (17) et des pouvoirs (6) le conseil d’administration est élu :

Celui-ci vote immédiatement, à main levée, la composition du bureau :

Président : André Grelon

Secrétaire : Emmanuel Saint-Fuscien

Vice-présidents: Aïda Kekli et Philippe Vellozzo

Trésorière : Cecilia d’Ercole

(1)   Le conseil d’administration comprend outre les membres de droit, André Grelon, Emmanuel Saint-Fuscien, Cecilia d’Ercole, Aïda Kekli, Philippe Vellozzo, Jacques Cloarec, Nadège Bertin, Toussaint Adjati, Pierre-Antoine Chardel, Absa Gassama, Adel Selim, Nader Vahabi, Oumar Keïta et Corinne Belliard.

Compte-rendu de la première assemblée générale de l’association des anciens élèves, étudiants et amis de l’École des hautes études en sciences sociales.

(Vendredi 7 décembre 2012 dans l’amphithéâtre François Furet au 105bd Raspail à Paris)

La séance commence vers 17h15, en présence d’une cinquantaine de personnes, par une présentation de l’association et de ses objectifs par la présidente Rose-Marie Lagrave. Elle commence par une remarque suscitée par une affiche à la station de métro Réaumur Sébastopol dans laquelle une chercheuse dit « Ma vie n’aurait pas été la même sans le Cnam » ; Rose-Marie Lagrave pourrait prononcer la même phrase pour l’EHESS, mais elle préfère la transformer en une question adressée à la salle : Qu’est-ce que l’Ecole a changé dans votre vie, comment a-t-elle orienté votre trajectoire professionnelle ? Nous ne savons rien ou si peu de nos anciens élèves qu’un des objectifs de notre association est d’abord de nous connaître, de faire connaître l’Ecole, d’être l’un des piliers de son incessante construction et recomposition. Nous avons le souci de rapatrier ce socle d’anciens étudiants et leur devenir, socle composé de plusieurs générations qui sont autant de mémoires vives des différentes scansions de l’histoire de l’Ecole. Vous êtes, en effet, les témoins d’une des spécificités de l’Ecole dont elle peut, à juste titre s’enorgueillir : le séminaire, espace de transmission de savoirs de la recherche par la recherche, lieu de sociabilité et de tissage d’affinités intellectuelles, moment de métissage de divers ancrages culturels, et moment d’expérimentation de la pensée critique. Mais la création de l’association entend faire passerelle entre le passé et l’avenir. A un moment, en effet, où les recompositions du paysage universitaire et de la recherche redéfinissent de nouvelles normes et façons de faire, il est bon de rappeler la force des héritages pour collectivement participer à assurer et renouveler ce qui fait l’originalité de l’Ecole. Nous sommes toutes et tous en dette envers l’Ecole, comment donc la gratifier à présent de nos apports ? C’est ensemble que nous définirons nos actions, mais d’ores et déjà, plusieurs objectifs peuvent être dessinés. -          Nous connaître, en écrivant ou en faisant des entretiens pour appréhender nos trajectoires respectives après la formation à l’Ecole -          Mettre au service de la génération actuelle des élèves toutes les ressources et les réseaux auxquels nous participons (par exemple : relecture de thèses, traductions, bibliographies, présentation d’un curriculum vitae, bourse de l’emploi ou d’allocations) -          Devenir des messagers de l’Ecole dans les lieux où nous travaillons, et travailler à trouver des ponts entre générations, disciplines, aires culturelles, professionnalisation non académique et métiers de la recherche. -          Bref, c’est à engagement collectif que cette association appelle pour travailler avec constance et plaisir. Rose-Marie Lagrave donne ensuite la parole à Cecilia d’Ercole, trésorière de l’association qui après s’être présentée (directrice d’études à l’EHESS) fait un état des comptes qui laissent apparaître un solde positif de 1 953,57euros dû à une active campagne d’adhésions (120membres à jour de cotisation) Vient  ensuite le tour de Jacques Cloarec, secrétaire général de l’association, de dire quelques mots de présentation et de bienvenue. Rose-Marie Lagrave donne ensuite la parole à Stéphane Audouin-Rouzeau, directeur du Fonds de dotation de l’EHESS et à ce titre membre de droit du conseil d’administration. Celui-ci explique que le Fonds créé en 2011 a un statut à mi-chemin entre une Fondation et une association 1901 et a deux objectifs principaux : 1/ Aider les jeunes chercheuses et chercheurs doctorants, qui rencontrent des difficultés, particulièrement dans la conjoncture actuelle ; beaucoup sont en situation de pauvreté  et le manque de crédits aggrave leur situation. 2/ faire connaître l’École au-delà de son périmètre actuel en France comme à l’étranger. Stéphane Audouin-Rouzeau ajoute que notre institution ne connaît plus ses anciens étudiants et élèves et que nous ignorons ce qu’ils sont devenus professionnellement. Il nous faut garder une possibilité de contact et Alumni peut y contribuer. Laurent Dappe, administrateur du site internet de l’association, explique que l’annuaire des anciens étudiants contient environ 16 000 noms et qu’à peu près 5 000 d’entre eux sont répertoriés avec une adresse courriel.  Il souligne l’importance du site comme instrument de contact et de lien entre les membres, aussi bien pour les témoignages que pour les requêtes ou questions. Gaëtan Le Gac, président de l’association des étudiants de l’EHESS et à ce titre membre de droit du conseil d’administration, explique les missions de l’AEHESS et les liens souhaitables à établir entre les deux associations. Après ce rapide tour d’horizon, Rose-Marie Lagrave donne la parole à la salle. Plusieurs anciennes et anciens étudiant-e-s vont s’en saisir pour témoigner de leur parcours à l’École et souligner ce qu’elles ou ils attendent d’une talle association (il est possible que certaines de ces interventions nous aient échappé lors de la prise de notes, veuillez nous en excuser) Discussions : Florès Sossah : thèse préparée en 1990-95, sur l’adaptation alimentaire des immigrés d’origine africaine. Il nous explique avoir été membre d’une association des étudiants qui n’a duré que quelques années. Il fait part également des difficultés rencontrées dans sa vie professionnelle après sa soutenance. Aïda Kekli, titulaire en 2012 d’une Thèse sur l’Islamisme, nous fait part de la non-reconnaissance des diplômés en sciences sociales dans les forums du genre « tremplin vers l’entreprise » et de leur sentiment d’impréparation et du manque d’accompagnement dans cette nouvelle phase de leur vie. Lisa Bénou, juriste. Thèse d’Histoire du droit comparé (directeur André Guillou). Présidente de la revue des études balkaniques. Vice-présidente de la fondation Pierre Bellon. Gérard Viguie. Thèse 3ème cycle sous la direction de Joseph Klatzman. 16 années comme expert programmes PAM de l’ONU ; actuellement directeur des études à l’École des Mines. Heureux de la création de l’Alumni. Apportera sa contribution. Nader Vahabi. Thèse sous la direction de Kosrokhovar 2004, spécialiste de la diaspora iranienne. A publié chaque année (2008 à 2012) en présentant sa candidature à des postes d’enseignant ou au Cnrs sans succès. Olivia Custer. Après des études aux États-Unis, élève de Jacques Derrida (DEA +thèse), séminaire de Fernando Gil. Comment rêver à une carrière de chercheur en ayant une formation acquise dans plusieurs pays ? Propose de faire du coaching auprès de jeunes chercheurs pour candidater dans différents pays. Michel (nom non enregistré). Maître de conférences à Rennes. Etudes slaves. A suivi le séminaire de J.Derrida. Se propose pour établir des relais vers les chercheurs et institutions russes. Brigitte Lachartre. Doctorat 2000. Anthropologie africaniste. Elle nous explique avoir l’expérience d’aide et d’appui  à des étudiants étrangers pour relire et corriger articles ou thèses. Elle accepte de participer à la création d’une structure permettant ce genre de services envers les étudiants. Adel Selmi. Sociologue tunisien, chargé de recherches à L’Inra. Persécuté dans son pays, a trouvé appuis et accueil à l’École pour poursuivre ses études et son doctorat. Maria Luisa Cesoni. Formation de juriste +Thèse sous la direction d’Ignacy Sachs. Professeure d’Université en Belgique. L’Ehess a été une expérience de la pluridisciplinarité qu’il faut encourager. Rester un lieu de la pensée ouverte. Anne Unterreiner. Thèse en sociologie en 2012 (EHESS) portant sur le sentiment d’appartenance nationale des enfants de couples mixtes en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Elle explique la nécessité des conserver et/ou de cr
éer des liens au sein de la communauté de l’École. A l’heure actuelle, pour s’insérer dans la recherche, c’est-à-dire obtenir un emploi stable, mais aussi publier, il faut accéder à un réseau. Sans les « bonnes » informations, c’est-à-dire celles obtenues grâce au réseau, l’intégration professionnelle est extrêmement difficile, d’où une attente que l’association rompe ce système en diffusant les informations, et en tissant des liens de solidarité parmi les anciens, et entre anciens et étudiants actuels de l’EHESS. Brigitte Mazon. Archiviste à l’Ehess. Thèse sur l’origine de l’École. Propose de collecter, événements ou témoignages sur les parcours d’étudiants ou d’élèves. Abdoulaye (nom manquant) Actuellement consultant. Ancien Président de l’association.des étudiants (éphémère) Thèse avec les africanistes sur l’adaptation des pratiques alimentaires dans les milieux émigrés . Jean-Frédéric Schaub nous fait part de la contradiction suivante : d’un côté maintenir le standard intellectuel de l’École et de ses enseignements et de l’autre mettre à la disposition de ses étudiants des moyens d’envisager une carrière professionnelle. Ces aspects peuvent paraître contradictoires, d’où les difficultés de les assumer ensemble. Il faut éviter la dérive de former des experts. Le parcours intellectuel doit rester libre. Dans la situation actuelle,  il faut suppléer au système qui gère une pénurie, d’où l’importance de l’aide qu’un réseau d’anciens élèves peut apporter. Après ces interventions, Rose-Marie Lagrave fait appel aux candidatures au conseil d’administration. Les membres suivants sont élus à l’unanimité : Rose-Marie Lagrave, Cecilia d’Ercole, Jacques Cloarec, Aïda Kekli, Nader Vahabi, Anne Unterreiner, Oumar Keïta, Adel Selmi, Philippe Vellozzo, Olivia Custer, André Grelon, Pierre-Antoine Chardel, Florès Sossah et Absa Gassama.